Re-coucou, alors bien reposés ? Prêts à en découdre ? Si oui, pas de transition et en route pour l’Acte 2.
C’est le lendemain que nous commençons notre première vraie exploration du parc national de Lauca et du Salar de Surire. Faut croire que nous sommes vernis, car on penserait presque avoir réservé l’Altiplano pour nous tous seuls : pas un seul touriste ni une seule voiture d’excursion croisés de la journée !
Du coup, on profite à plein et on s’en met plein les mirettes entre vastes plateaux aux couleurs et formes changeantes, volcans plus beaux les uns que les autres culminants à plus de 6000m (certains mêmes avec quelques inquiétantes fumerolles traduisant d’un sommeil somme toute léger) et découverte de la faune andine, entre lamas et alpagas naturellement mais surtout vigognes (vicuñas en espagnol), sorte d’alpaga sauvage à poils courts, et visaches (biscachas en espagnol), lointain cousin du vison ressemblant à un gros lièvre en peluche.
On vous laisse apprécier en photos !
Déjà avant d’arriver au salar on est soufflés (parfois même essoufflés) et on se demande ce que nous réserve la suite.
Enfin rendus à Surire, la magie ne s’estompe pas : certes, c’est un tout petit salar (16 km²) par rapport à celui qui va nous attendre à Uyuni en Bolivie mais déjà là, nous sommes scotchés par la beauté des paysages. Entre les montagnes, pour certaines enneigées autour, les quelques volcans encore actifs qui nous offrent quelques fumerolles, les flamants roses qui peuplent les abords du salar et le blanc du salar, nous ne regrettons pas d’avoir bravé l’altitude et d’être venu nous perdre dans cette région un peu moins touristique que la région d’Atacama (notre prochaine étape).
Nous pique-niquons, seuls au monde, au bord des sources chaudes de Polloquere qui nous (et vous) offrent un contraste saisissant, passant en un clin d’œil du combo polaire-doudoune au maillot de bain pour une trempette en famille à 4500m ! Si on n’est pas les rois du monde, ça n’en est pas loin !
Après cela, retour à Putre (avec quelques pauses photos quand même, le temps de croiser quelques nandus) pour une deuxième nuit, toujours aussi fraîche mais au final très bonne.
Pour notre 3e journée, changement de guide avec Eduardo tout aussi amène et sympathique qu’Andres, qui nous fera découvrir le Lago Chungara, avec en route quelques arrêts découverte à la rencontre des visaches, des lamas (curieux et nourris par toute la famille) et autres vigognes, ainsi que quelques villages improbables.
Le point d’orgue de cette journée sera la découverte du lac, entouré d’une myriade de volcans (outre le Parinacota qui culmine à 6300m, son frangin le Pomerape à 6260m et encore tant d’autres) et offrant à 4500m un paysage sensationnel, sûrement l’un des plus beau que nous ayons vu (cette fois encore comme diraient de concert Alex et Chloé !).
On en retomberait presque amoureux tiens !
Avant de retourner sur Arica prendre notre bus de nuit pour tailler la route vers San Pedro de Atacama, nous nous offrons un répit mérité aux termes de Jurasi, à côté de Putre. D’autant plus mérité d’ailleurs que l’altitude semblant avoir eu raison de l’appétit et de la résistance gastrique d’Alex, son repas de midi s’en est retrouvé répandu partout sur nous 2 ! Les aléas du voyage quoi, qui nous font voyager tous les deux en chaussures de plage pour le reste de la journée (et de la nuit).
La route en redescendant nous offrira, au jour tombant, encore de superbes paysages de désert qui nous font déjà saliver en attendant les trésors promis par le légendaire Atacama.
Mais ça, c’est une autre histoire, peut-être même, et pourquoi pas, en plusieurs actes.
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