samedi 16 avril 2016

Moorea - Mon invitation au voyage


J'ai calé une fleur d’hibiscus sur mon oreille avant de décoller. 
Moorea. Le nom, seul, fait rêver. Par le hublot, je devine au loin la barrière de corail formant un écrin couleur émeraude.
L’avion prend à peine un peu de hauteur, que nous voilà, déjà, prêts à atterrir.
Le bleu du ciel se mélange à l’eau turquoise du lagon. Arrivés à notre pension, nous chaussons nos masques et nous enfonçons tranquillement dans une eau douce et chaude.
Après une ou deux brasses, nous voici projetés dans un autre univers, fait de couleurs éclatantes et de sons ouatés, de jeux de lumière et de bulles dansantes.
Des poissons multicolores s’égaient ça et là, semblant couver les plus jeunes qui s’enhardissent au gré des courants, sans trop s’éloigner de l'anémone qui leur sert d’abri. Des bénitiers bleus, violets ou or se mélangent aux coraux du lagon. Une raie passe et repasse, volant élégamment au-dessus du sable blanc.

Nous avançons un peu plus loin, cette fois à coups de pagaies, et prenons alors le temps d’admirer la beauté tout autour. La caldeira effondrée et ses pics déchiquetés, les deux baies qu’elle a formées et qui ouvrent le lagon qui la borde désormais, et bien sûr tout là-haut, le Mont Rotui, percé d'un trou, curiosité géologique dont la légende veut qu'elle soit l'oeuvre de la lance Paï .
L’eau du lagon, chauffée par le soleil, ne permet presque plus d'apaiser la lourdeur de l’air.
Il ne reste plus qu’à attendre, dans un bain transparent, un délicieux breuvage à la main, que le soleil se pare de sa robe de feu, moment choisi par les raies pour nous souhaiter une bonne soirée.
La langueur de l’île commence alors à m'envahir. Je tente de résister mais le combat semble perdu d’avance et puis finalement, à quoi bon insister. Changeons de rythme et laissons nous tranquillement emporter par cette douceur de vivre.

Un autre jour commence.
Nous décidons finalement de prendre le chemin du lagoonarium. Le sentier sous marin nous emmène alors encore un peu plus loin, au gré de ses courants capricieux, dans un dédale de coraux et une explosion de couleurs.
Ma fille nage avec une raie pendant que mon fils part à l’assaut de la barrière de corail avec son père, au milieu de requins à pointes noires observant cet étrange balai.

Nous terminons notre quête de douceur et d’oisiveté, sirotant un cocktail en admirant les Vahinés se déhancher au son du hukulélé, les Tanés danser avec le feu.
Le bonheur est-il finalement aussi simple que cela ? Je me laisse aller, portée, par ce sentiment que tout est simple, doux, chaud et paisible.

Baudelaire dans son invitation au voyage écrivait : «Là, tout n’est qu’ordre et beauté. Luxe, calme et volupté».
Il ne parlait clairement pas de la Polynésie française, et pourtant…

Maururu Moorea (merci Moorea).

5 commentaires:

  1. Wahou je suis émerveiller par les paysages c'est vraiment magnifique,profitez bien vous me faites rêver gros bisous a vous 4 😊

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  2. Hé mais c est toi dom qui écrit comme ça ......franchement la classe ....même sans les images ça donne envie d'y aller ! T as plus qu a écrire un livre après le voyage! Bisous de nous trois .....

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  3. Réponses
    1. Là pour le coup, la base c'est Juliette avec quelques compléments/reprises du Dom... On va penser au bouquin pour notre prochaine reconversion ! Des bises 112 and co

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