vendredi 8 avril 2016

Cap au Nord

Suite de nos aventures australes au pays des Kiwis, avec cette fois le grand départ en autonomie dans ces contrées tout au bout du monde. Pleurs chez les Midol (surtout pour Ben), mais on reviendra promis.

Cap au Nord, comme le titre l'indique, pour les côtes de Bay of Islands et le Nord de la NZ, ses belles plages et son climat doux. Eh oui, faut s'y faire, chez nous on descend dans le Sud, ici on monte vers le Nord (même si ce n'est pas tout à fait exact, le Sud recelant également de superbes spots).
Nous voilà donc repartis sur les routes, en voiture pour le moment, le 27 février, avec quelques idées en tête pour tout itinéraire et la ferme intention de profiter de nos 5 semaines pour rester le plus flex possible sur nos choix pour principale résolution.

Première étape nocturne à Whangarei (petite bourgade sans grand charme faut bien l'avouer), avec quelques stop pour commencer à profiter des beautés de la nature NZ, que ce soit côté mer avec Ruakaka ou côté terre avec les chutes de Hikurangi, et découvrir (plutôt effleurer) la culture Maori.
Et puis aussi quand même : où ailleurs avez vous vu de l'herbe verte aussi verte et des fougères arborescentes de cette taille ? Pas de traitement Photoshop, couleurs naturelles.

L'arrêt suivant sera Paihia, au cœur de Bay of Islands ("la baie des îles" pour les faiblards en anglais), magnifique baie, qu'on croirait presque fermée et constellée d'îles toutes plus belles les unes que les autres.
Au menu, beaucoup (allez bon, Ok, un peu) de culture avec la visite du musée de Waitangi, lieu du traité éponyme qui scella la "fin" (relative) des conflits entre européens ("pakehas") et autochtones (maoris) et le partage des terres, de la détente au bord de la piscine et le lendemain une croisière sympathique dans la baie au plus près des dauphins.
Malheureusement, si nos amis étaient au rendez-vous, impossible de nager avec eux comme prévu, la présence de juvéniles au sein du groupe rendant le contact délicat.
Superbe moment quand même avec un temps superbe, des paysages à tomber et une vraie proximité avec les dauphins.
Pause pique nique enfin bien méritée sur une île à l'herbe plus verte encore qu'ailleurs (comme quoi les dictions...) et traversée en bateau d'une grotte naturelle sur une île au large.

Après cette journée dense, nous renonçons finalement à monter plus au Nord vers Cape Reinga et Kaitaïa, commençant à comprendre au bout de 2 jours hors d'Auckland que les routes NZ peuvent allonger les distances (déjà importantes) aussi facilement que l'eau le 51.
Cap à l'Ouest donc, direction Opononi et la Waipoua Forest qui abrite l'un des plus grands arbres du monde, le kauri, qui ne pousse qu'en Nouvelle-Zélande.
Cap vers l'aventure aussi puisque, croisière à la journée et programme mouvant obligent, nous prenons la route à 17h sans vrai point de chute, furetant motels et hôtels et avertissant les enfants que ce soir pourrait être une grande première avec probabilité non négligeable de nuit dans la voiture... ce qui ne les inquiète pas le moins du monde, 2 mois de voyage à peine et voilà qu'on en a fait de vrais vagabonds.
Ils seront finalement presque déçus quand nous trouverons refuge dans un Backpacker en pleine montagne après 3km de route non goudronnée et qui nous offrira un panorama splendide.
Nous découvrons donc Opononi, sa baie et ses dunes impressionnantes, et la fameuse Waipoua Forest où nous faisons la connaissance de Tane Mahuta, le "Seigneur de la forêt" en Maori, plus grand kauri existant et créateur de toute chose selon les légendes tribales.
Les photos (comme souvent on s'en excuse, n'est pas Cartier-Bresson qui veut) ne rendent pas grâce à ce monument de plus de 17 mètres de circonférence et vieux de plus de 2000 ans.
Après quelques balades dans la balade, où nous rencontrons d'autres géants, nous reprenons la route en direction du Sud et de Hamilton, prochaine ville étape de notre périple (pour ceux qui connaissent ou regarderons une carte, ça fait une grande chevauchée même pour des pur-sangs comme nous, mais bon le temps était gris alors autant rouler !).

A bientôt les amis et continuez à nous suivre, ça nous motive à alimenter ce blog parce que comme je vous l'ai déjà dit, quand on crèche au bord de ça, dur de se bouger jusque devant l'écran.
La bise.

Ah si, j'allais oublier : première galère automobile du voyage quand même avec notre loueur qui nous a d'abord fourgué une voiture incapable de tirer droit (elle tirait à gauche, un peu comme DSK), avant de nous refiler une vieille carne de 270 000km, au comportement moins suspect mais aux sons tout sauf mélodieux.

To be continued.

1 commentaire:

  1. Trop belles photos. Trop beaux paysages. Vous faites rever. Plein de bisous

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