samedi 9 avril 2016

D'eau et de feu

Voici quelques temps (jours sur le blog, semaines en réalité), vous nous aviez laissé près d'Hamilton, ayant déjà bien bourlingué dans le Nord de la NZ et prêts à attaquer le centre de l'île du Nord, aussi appelé plateau volcanique.

Avant cela, le 1er mars, petit détour (ben oui après tout, les routes sont courtes et roulantes, pourquoi lésiner...) par les Waitomo Caves histoire d'observer un étrange phénomène propre à la NZ : la présence, dans certaines grottes, de colonies de vers fluorescents appelés glow worms qui tapissent les parois et les constellent de petites lumières.
Nous voilà donc repartis pour de folles aventures souterraines, mais cette fois pas de surprise : il y a de l'eau certes, mais pas jusqu'au cou et on n'est même pas obligé de nager. Ici, ils ont des barques ! Presque trop facile.... L'expérience a quelque chose d'un peu magique puisqu'au fur et à mesure que vous avancez, vous semblez entrer dans un monde féerique au milieu des stalagmites et autres concrétions spectaculaires jusqu'à arriver comme sous un ciel fourmillant d'étoiles, mais sous terre.
Ce n'est pas flagrant sur les photos mais si on zoome bien celle de droite (vous savez celle qui paraît juste noire), qu'on plisse vachement les yeux et qu'on se concentre un tout petit peu, ben on arrive à voir... rien pour la plupart des gens, une kyrielle de petits points bleutés pour ceux qui ont les yeux de Super Jamie.
En vrai c'était nettement plus chouette et on se croit vraiment sous un beau ciel étoilé. Les enfants ont adoré surtout Chloé qui est décidément la petite spéléo de la famille !

Après cela, nous faisons route vers Rotorua, capitale thermale de la Nouvelle-Zélande. Bon, le premier truc qui vous marque à Rotorua, c'est l'odeur : thermalisme est souvent synonyme de volcans, eux-mêmes très souvent associés à des atmosphères soufrées... entraînant immanquablement une odeur forte d’œuf pourri.
Passé ce premier contact olfactif, on s'en est mis plein les mirettes et c'est peu de le dire. 
Rotorua est nichée au bord d'un superbe lac, au cœur d'une région où les parcs volcaniques pullulent et sont plus sympas les uns que les autres.
Forcément le choix fut cornélien et Juliette, tel Alexandre (le Grand, pas le notre le petit) avec le nœud gordien, a tranché : ce sera Te Puia et Wai-O-Tapu.

Au menu du premier jour, le Pohotu, plus grand geyser de Nouvelle-Zélande, à Te Puia, avec en prime un spectacle traditionnel Maori (et quelques autres gourmandises)
Toujours aventuriers dans l'âme, les enfants n'ont eu aucune peur pour s'approcher de ce grand geyser et de ces terres à 100°où les fumerolles s'échappent de toutes part (attention, ils nous ont fait asseoir sur des pierres en forme de gradins. Vous ne tenez pas plus de 5 minutes : ça brûle les fesses!).

En route ensuite pour le Wai-O-Tapu et sa myriade de couleurs qui a failli faire exploser la carte mémoire de notre appareil photo, et bien sûr un geyser, ponctuel tous les jours à 10h15, aidé en cela par l'ajout discret de quelques millilitres de savon (douche chaude gratuite du coup en fonction du vent). Après le geyser, on attaque les choses sérieuses avec la visite du parc volcanique. 
Nous sommes accompagnés pour l'occasion par deux supers guides : un éclaireur en herbe qui nous conduit à travers les dédales du parc avec une belle obstination (attention, interdiction de manquer un seul des points numérotés figurant sur la carte, quitte à faire des allers sans retours en cherchant le mystérieux n°10...) et notre mini-guide privée, finalement autant géolo-vulcanologue que spéléo, qui, à chaque stop, nous explique où nous sommes et ce que nous votons : la maison du démon, la piscine de champagne, la palette de l'artiste,le cratère de l'Enfer... Autant de noms fantastiques qui accompagnent à merveille ce site fabuleux. Qu'on se le dise, de tous les endroits qu'on a visité (mais la Terre est vaste et il nous en manque encore beaucoup), nous n'avons jamais rien vu de semblable. Bienvenue dans un monde de couleurs, de fumées, de geysers, ,...  


Les photos se passent de commentaires (comme la mise en page, souvent aléatoire, de ce blog, mea culpa).
Quelques images rigolotes aussi avec les visites de mud pools (piscines de boue bouillonnantes - pas facile à dire hein ?) qui donnent des clichés sympas.

Mais, comme le tire l'indique, la NZ ce n'est pas que du feu, c'est aussi de l'eau, et pour ça les environs de Rotorua sont plus que bien fournis avec des lacs, des chutes assez spectaculaires et surtout, pour nous, la source d'Hamurana Springs, exceptionnelle tant par la clarté et le bleu de l'eau que par l"endroit d'où elle jaillit : un énorme trou de 15m de profondeur.
Le tout bordé de pins d'une taille extraordinaire (plus de 60 mètres) et de fougères magnifiques.

Dans la foulée, cap au Sud et le Lac Taupo avec, en route, un stop un peu par hasard au parc d'Orakei-Korako, là encore d'une beauté à couper le souffle.

Avant de filer sur Turangi, petite bourgade au bord du lac où nous avions réservé pour la nuit dans une ferme bio tenue par une maori (et accessoirement capitale de la pêche à la truite), nous faisons une halte de quelques minutes aux Huka Falls, les plus grandes de Nouvelle-Zélande... qu'on aura vu de loin finalement mais pendant quelques heures au lieu de quelques minutes...
Et oui ! Notre voiture de remplacement (vous savez la vieille carne pas top aux bruits bizarres) n'a jamais voulu redémarrer (alternateur mort) et nous a valu un transfert en dépanneuse (Alex était aux anges) et un repas chips-sandwich-bonbons dénichés dans une station-service plutôt qu'un souper maori (les enfants ne s'en sont pas plaints, vous vous en doutez).
Bon, visiblement il semblerait qu'on remplace la poisse des bateaux asiatique par une sorte de guigne automobile... en espérant que ce soit moins fréquent.

Et voilà comment se termine notre aventure au cœur de la zone volcanique de NZ, avant de tirer vers le Sud.
Nous sommes maintenant le 4 mars et nous approchons à grands pas de notre passage sur l'Île du Sud.
A+ et restez vigilants, il se pourrait qu'on intercale bientôt quelques aventures polynésiennes dans nos récits, histoire de nous (et surtout vous) reconnecter avec lan réalité du moment.
La bise. 

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