vendredi 6 mai 2016

Tikehau : il y a le ciel, le soleil et la mer... et c'est tout

Cette fois, je crois que nous l'avons trouvé notre banc de sable perdu au milieu de l'océan. Vu d'avion ça donne ça :
Ben oui, parce que Tikehau, dans les Tuamotu, c'est un atool. Point de pic, de montagne ou quoi que ce soit d'autre, non, une barrière de corail à laquelle s'accrochent des motus à peine plus large qu'un terrain de rugby et, à l'extérieur, le plein océan, à l'intérieur, un lagon.
Du coup, lorsque nous sommes sur le point d’atterrir, je regarde par le hublot et ne vois que de l'eau avec un tout début de quelque chose qui ressemble à un bord de plage (en se penchant et en regardant vraiment tout en bas du hublot). Je demande à Dom ce qu'il voit de l'autre côté : et il me dit qu'il voit la même chose. Hé bien, là, n'ayez plus aucun doute, vous y êtes, bienvenue à Tikehau ! 
Après un accueil colliers de fleurs-coquillages par Justine, la maîtresse de maison, nous arrivons à notre pension où nous dormons dans une petite cahute, certes quelque peu défraîchie, mais avec une vue des plus sympathique...
En faisant connaissance avec les autres pensionnaires du lieu, nous nous rendons compte que les autres voyageurs hébergés là sont tous dans la même situation que nous : des toudumondistes ! Nous faisons ainsi à nouveau des rencontres exceptionnelles, tout particulièrement avec Amandine et Romain de Clermont-Ferrand (et rugbyman supporter bien sûr de l'ASM) que nous recroiserons dans l'avion pour l'ile de Pâques, ainsi que de Fred et Françoise, des bretons avec quelques années de plus que nous et dont les enfants ne sont plus à charge. Voilà qui nous donne des idées pour dans une quinzaine d'années...
Tikehau est connue pour être la seconde île de Polynésie (après Maupiti) où l'on peut observer les raies mantas sans faire de plongée. Nous décidons donc de renouveler l'expérience avec une excursion sur la journée mais elles ne seront malheureusement pas au rendez-vous cette fois. On ne gagne pas à tous les coups !
Ce n'est pas grave, les locaux nous expliquent que l'on peut les observer directement au port en soirée, attirées qu'elles sont par les lumières des uniques lampadaires de l'île qui attirent également des alevins dont elles font leur festin.
Nous nous consolerons donc avec un fabuleux spectacle nocturne avec nos amies les raies
Lors de notre excursion, nous avons tout de même la chance de voir de fabuleux paysages avec des couleurs de lagon toujours aussi bleus et transparents...
Vues du bateau et snorkeling


Après un peu de snorkeling, nous visitons l'île des oiseaux, les noms d'oiseaux (pas les insultes) m'échappent, vous connaissez ma mémoire...
... avant de rejoindre l'île d'Eden. Comme son nom l'indique, c'est effectivement un petit coin magique mais comme son nom l'indique aussi, et ça on n'y avait pas pensé, cette île regroupe une dizaine de personnes (2 familles) de confession "Edenite".
C'est en fait une sorte de secte (d'autres diront religion) d'inspiration protestante avec un gourou venant de Taïwan qui prône un retour à la terre en ne mangeant que ce que l'on cultive soit même. En même temps, quitte à être un peu endoctriné, vaut peut-être mieux que ce soit sur île au soleil après tout !
Pas sûr qu'il rencontrent un grand succès puisqu'ils ne sont plus qu'une douzaine sur le motu, après avoir été plus de 50..
Nous choississons finalement de quitter cet endroit parce qu'ils ne cultivent pas de houblon et qu'on voit pas vraiment comment ça peut être le jardin d'Eden s'il n'y a pas de bière... Nous nous posons donc sur un autre motu au sable rose pour le repas de midi et un repos bien mérité (c'est vrai qu'on est hyper actifs en ce moment...).

Pour notre dernière journée à Tikehau, nous empruntons courageusement les antiques vélos de la pension (avec des freins en rétropédalage...) et nous lançons dans un petit tour du motu principal. Nous rejoignons ainsi la cloche de Hina. Il semblerait que l'on tapait sur une excroissance coralienne (la fameuse cloche) pour faire venir les vagues et remplir le bain de la belle Hina. 
Après avoir pédalé au moins 15 minutes de plus, nous nous arrêtons sur la plage au bout du motu pour traverser à la nage sur le petit motu d'en face. Quelques photos vous en diront plus que de longs commentaires :
Il est à présent temps de partir de notre petite île là-bas pour rejoindre la "grosse" civilisation à Tahiti où s'achève dans quelques jours notre périple polynésien. Nous sommes à présent le 22 avril et on peut dire qu'on est vraiment proches de vous (au moins en temps si ce n'est en kilomètres !).

4 commentaires:

  1. C magnifique l'eau on dirais une carte postale , je veux un defiiiiiiiiis sur la plage les loulous me font un graaaand coeur ecriiiit fefe :)

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  2. Salut Férielle,
    On a déjà quitté la Polynésie donc ça va être compliqué... Mais on se note le défi pour le désert. On devrait trouver du sable ! Bises

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  3. Là, c'est vraiment dur de regarder vos photos.on veut y aller!!!!

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    1. Prendre un billet Tour du Monde revient moins cher qu'un vol sec... conseil d'expert !
      Pis comme ça pas besoin de se casser la tête pendant 2 mois pour gérer les midis sans cantine ;-)
      La bise depuis Uyuni en Bolivie et à dans quelques semaines.

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