A l’évocation de l’île de Pâques, de nombreuses questions
nous taraudent : qui a construit ces énigmatiques Moaïs perdus au
beau milieu du Pacifique ? Pourquoi ? N’y a-t-il que des têtes ou ont-ils
aussi des corps ?
Et question importante pour Alexandre : l’île est
elle en chocolat ?
Les questions sont d’importances (surtout la dernière) et il
ne serait pas sérieux de nous lancer dans la résolution de telles énigmes seulement tous les 4. Il est donc grand temps d’élargir notre tribu d'aventuriers avec
deux guest-stars pour cette étape :
- Mamie Sylviane, la spécialiste de la mythologie, des tribus anciennes et
de l’archéologie
- le féru de sciences, de la compréhension de l’univers et
des énigmes en tout genre (avec parfois une petite dose d'ésotérisme), j'ai nommé Papi Jacques
Nos deux spécialistes, déjà aux aguets et prêts à en découdre, nous attendent de pied ferme à
l’aéroport de Rapanui et il faut bien avouer que retrouver ses parents /
grand-parents après 4 mois passés à l’autre bout du monde, c'est plutôt cool !
Nous profitons donc de ces précieux moments et Alexandre se
console de ne pas avoir trouvé une île en chocolat puisque les grands-parents sont arrivés les bras chargés d’œufs et lapins ...de Pâques !
Passées les retrouvailles, nous ne perdons pas de temps (malgré la courte nuit passée depuis notre départ de Papeete à 2h35 du matin...) et démarrons notre découverte de l'île avec nos premiers moaïs,
situés à 100m seulement de notre nouvelle maison.
Bon, nos
premières statues n’ont pas que des têtes, voilà qui répond déjà à au moins une
de nos questions !
Un autre indice nous aide à découvrir l’origine du peuple de
Rapanui : nous qui ne parlons pas un mot d’espagnol, nous nous rendons compte que notre (rudimentaire) vocabulaire tahitien est bien utile en ces lieux.
La visite du musée nous confirmera ce que l'on avait déjà effleuré en NZ et à Tahiti, l’île de Pâques étant l'un des sommets du "Triangle Polynésien", centré sur la Polynésie Française, et dont les autres sommets sont la Nouvelle-Zélande
et HawaÏ.
Nous poursuivons en voiture notre découverte de l’île et, c’est une
belle surprise, nous nous rendons compte qu’il n’y a pas que les Moaïs qui méritent
de venir au milieu de l’océan, au plus loin de toute terre habitée !
Nous
découvrons de splendides paysages et un ancien village perché en haut d’une
colline avec, d’un côté l’océan et, de l’autre, un splendide cratère à faire pâlir
d’envie nos amis néo-zélandais et leur terre de feu.
Le lendemain, nous arrivons au site de Rano Raraku qui était tout
simplement le « show room » des Moaïs : les pierres étaient
extraites puis taillées ici avant d’être acheminées au quatre coins de l’île en
fonction des commandes faites par les différentes tribus. Les Moaïs
représentaient en effet les personnages importants de chaque tribu et bien sûr, plus la
tribu en avait et plus elle montrait sa force et son pouvoir.
C’est sans conteste un lieu magique. Tous ces visages si
différents et expressifs tournés vers la mer et se dressant sur cette colline
donnent littéralement le tournis.
Nous achevons notre exploration avec le site de Tongariki et son impressionnant alignement de Moaïs, célèbre car tant de fois photographié.
Après tant d’efforts, un peu de réconfort est le bienvenu et
nous profitons de la seule plage de l’île pour nous offrir notre dernier bain
polynésien (cette fois c’est certain !).
Après nous avoir invité dans tous les bons restaurants de
l’île, mes parents nous offrent encore une soirée avec danses traditionnelles
et quelques beaux maquillages en prime pour le plus grand plaisir des petits et
des grands ! Une belle soirée arrosée de pisco, l’apéro local.
Il ne nous reste plus qu’à faire un peu de shopping pour acheter quelques souvenirs, juste histoire d’alourdir un peu plus les valises de mes parents qui étaient définitivement trop légères….
Nous n'avons finalement peut-être pas percé tous les mystères de cette île mais au fond, le faut il vraiment? Nous n'étions pas convaincu au départ de l'opportunité de faire ce stop, nous voilà complètement séduits !
Il est pourtant temps pour nous de poursuivre nos aventures sur le continent sud-américain en emportant papi et mamie dans les bagages.
En route pour Santiago !
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