A peine débarqués (ou presque) de l'Ile de Pâques sur le sol Sud-Américain, nous reprenons nos bonnes habitudes bloguesques et par la même occasion notre machine à remonter le temps.
Nous voilà maintenant le 30 mars, prêts à achever notre trip en terres kiwi. Mais avant cela, encore quelques kilomètres et quelques aventures d'ici Auckland, notre dernier point de chute, qui fut aussi le premier.
Nous voilà maintenant le 30 mars, prêts à achever notre trip en terres kiwi. Mais avant cela, encore quelques kilomètres et quelques aventures d'ici Auckland, notre dernier point de chute, qui fut aussi le premier.
Deux étapes phares vont ponctuer cette dernière escapade sur les routes néo-zélandaises.
Tout d’abord, nous attaquons notre journée par un petit détour vers les Rere Falls et surtout les Rere Rock Slides. De quoi s’agit-t-il ? Pour la partie Falls, rien de bien nouveau sous le soleil néo-zélandais : ben… c’est une cascade !
Pour la partie Slides, là, ça se corse un peu. Nous avons vu lors de notre dernier stop à Gisborne que ce spot était connu des gens du coin pour glisser en bodyboard sur les rochers (le nom était donc bien un indice !). Ni une ni deux, nous nous rendons au Warehouse le plus proche (sorte de BHV néo-zélandais) pour acheter une board premier prix et en route pour les slides. Une fois arrivés, la couleur de mon visage passe gentiment du rose au livide… Euh, en fait, c’est quand même bien pentu leur truc et ça à l’air d’aller drôlement vite… Les panneaux t’indiquent que grosso modo, c’est à tes risques et périls et que tu peux y rester.
Certes les néo-zélandais se couvrent pour tout, mais quand même. Nous voyons sur place deux allemandes en train de s’essayer à la glisse : ah oui, ça se confirme, ça va sacrément vite le bordel et ça décoiffe carrément. Je mets un orteil dans l’eau. Bon, pour couronner le tout, et comme on pouvait s’y attendre d’une rivière de montagne néo-zélandaise, c’est glacé. Ça y est, le tableau est posé, voilà qui s’annonce rudement bien.
En épouse aimante et héroïque que je suis, j’enjoins mon mari à se jeter à l’eau le premier. Après quelques hésitations (rectification de Dom : sans aucune hésitation ! … la vérité doit être quelque part à mi-chemin), le voilà lancé à fond sur la piste et il arrive en bas indemne, même si son arrivée est un petit peu moins artistique que celle des allemandes. Là, je le remotive ardemment à faire un deuxième tour, histoire d’améliorer sa réception et de clairement gagner du temps.
Et puis, ce qui doit arriver arrive, toute la famille me motive pour me lancer la tête la première sur des rochers dans une cascade glacée. Normal, quoi !
J’essaye bien un peu d’esquiver le truc mais je sens une déception massive poindre du côté des enfants et surtout du côté de mon cher et tendre : « C’est quand même dommage de ne pas essayer, mais t’es pas obligée de le faire, chérie ! Même si quand même c’est con de ne pas essayer… enfin c’est comme tu veux », etc. Bref coup de pression qui passe pour être discret mais coup de pression quand même.
Ok, je me décide et hop c’est parti ! Non, c’est une blague, j’y vais, j’y vais pas, je me décide, oui, non, peut-être, bof, pas sûr, je m’jette à l’eau, je m’jette pas… Me voilà en haut de la cascade, je m’allonge dans l’eau et je sens mes os se glacer littéralement. Une fois allongé en haut, on voit très clairement que la roche n’est pas lisse et qu’il y a pleins de ressauts, de trous et de truc qui peuvent vous faire vachement mal et vous provoquer une mort instantanée (j’exagère moi ? juste un peu alors et seulement sous l’effet de la peur). J’avance de 2 mm, j’y vais, ah non, l’horreur, j’y vais pas… Tout cela sur une bonne dizaine de minutes. Bref, quand faut y aller, faut y aller et après moult tergiversations, je me lance et… je l’ai fait ! Bon, une seule fois mais, je l’ai fait avec en prime quelques petits cris bien choisis dans les aigus (je ne savais pas que j’avais une voix de soprano en fait).
Chloé, très déçue qu’on lui refuse de se lancer de tout en haut, se prend finalement un petit coup de flip en se lançant au 1/5ème de la « slide » mais achève son tour ainsi qu’Alexandre lancé fièrement du 1/10ème du truc (faut pas déconner, maman veille au grain quand même !)
C’est là que nous voyons un jeune qui se lance d’en haut avec un gros matelas gonflable (les matelas deux places pour dormir) et qui descend tout doucement la cascade à un rythme tout pépère. Ok, je donne mon aval pour que Dom le fasse avec les enfants et au final, grosse éclate pour presque toute la famille.
Dans la foulée, nouveau coup de pression collégiale, avec des enfants sous influence (de leur père naturellement, osons le dire !), et nous voilà lancés à 4 sur le matelas du haut de la cascade. Bon en fait à 4 ça va beaucoup plus vite qu’un bonhomme seul mais malgré une petite frousse, grande séance de fou rire à la clé pour toute la famille.
Allez, dernière vidéo !
Certains nous feront remarquer (comme des grands-parents soucieux du bien-être de leurs petits-enfants par exemple) que les enfants ne portent pas de casque. C'est pas faux comme dirait Perceval dans Kamelot. Mais en même temps, ben... pas grand chose en fait, tout le monde va bien non ?
Après toutes ces émotions, nous mettons le cap vers le deuxième grand rendez-vous de cette étape, avec la Terre du Milieu. Gandalf le gris nous a envoyé à la quête de l’anneau à travers ces terres reculées, et nous voilà projetés (avec quelques centaines d’autres touristes) au milieu de la Comté et des maisons de Bilbon, Sam et autre Frodon, entourés des prairies et vallons de la terre du milieu.
Les enfants, sans rien connaître du contexte du film, trouvent ces petites maisons franchement rigolotes, s’amusent à rechercher parmi les légumes du potager lesquels sont des vrais ou des faux et cueillent ici et là quelques framboises (ouf, ce sont des vraies).
Nous passons un très bon moment et, même si nous ne trouvons pas l’anneau (dommage ça aurait été utile de retour au boulot pour s’éclipser de certaines réunions quelque peu fastidieuses), les néo-zélandais font quand même bien les choses puisque nous finissons notre visite à la Green Dragon Tavern autour d’une bonne bière. Certes il n’est que 10h30 du matin mais si c’est inclus dans le tour (et puisque c’est une bière), on ne va pas refuser ! Surtout que, aujourd’hui, on a quand même un truc à fêter. Hé oui, nous sommes le 31 mars et il est l’heure de célébrer l’anniversaire du chef de tribu !
Après notre mousse, nous quittons donc la contrée des petits hommes pour rejoindre la tribu des Midol, mais nous vous conterons cette épopée au prochain (et dernier) épisode de la série des 4 fantastiques (rien à voir avec le Seigneur des Anneaux mais on s’en fout !) autour du monde.
super pour cette descente Juliette ...et les aventuriers wahou bisous bisous (Sandre)
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