samedi 23 avril 2016

Plein soleil !

Coucou, nous revoilà ! Comme toujours « on the road », cherchant à explorer les routes néo zélandaises. Encore sur la route nous direz-vous ? Vous n’en avez pas encore fait le tour de l’île du Sud ? Hé ben non, parce que la NZ, quand y en a plus y en a encore !

Bon, nous arrivons tout de même maintenant, 23 mars, quasiment au terme de notre périple sur l’île du Sud, mais ne sommes pour autant pas encore au bout de nos peines car, ensuite, il nous faudra encore remonter vers Auckland, Dieu seul sait comment (mais ça on vous le racontera une prochaine fois…).

Ayant terminé la région des fjords, conclue par une délicieuse soirée en compagnie de nos amis les Skulec, et devant rendre notre campervan à Christchurch 5 jours plus tard, nous décidons finalement de zapper le sud de l’île du sud et tirer directement vers Dunedin. Et oui, même en 3 semaines et en ayant fait un paquet de bornes (un petit 4000 km à la louche), on doit se résoudre à admettre que nous ne pourrons certes pas tout faire (ça on le savait), mais pas non plus faire tout ce qu’on avait prévu.
Du coup, bye bye Invercargill et la région des Catlins, nous n’aurons donc malheureusement pas le plaisir de nous trouver dans la ville habitée la plus australe du monde ! Dommage, le clin d’œil aurait été sympa, à seulement 4500 km du pôle Sud.

Nous tirons donc plein Est sur Dunedin, où nous n’arrivons pas trop tard, ce qui nous permet de découvrir la ville, très sympathique dans un style vieille Europe (la ville a été bâti par des colons écossais en souvenir de l’ancienne Edimbourg), avec ses vieux immeubles victoriens (dont la belle gare qui nous offrira son parking pour la nuit), son superbe jardin botanique et, bien sûr (en tant qu’ingénieurs en génie civil qui faisons de la voirie on n’avait pas trop le droit de passer à côté..) : Baldwin Street, la rue la plus pentue au monde.
Effectivement, ici pas trop de considérations sur les pentes limites, les accès riverains, les Personnes à Mobilité Réduite et tout le toutim : t’as une route en bas et des habitations sur les hauteurs ? Pas de problème tu tires une rue tout droit, peu importe que ça grimpe ! Les photos parlent d’elles-mêmes (oui l’appareil était d’équerre) … et pourraient nous servir en rentrant pour montrer que nos projets, parfois pas terribles on vous l’accorde, pourraient être bien pires.

Le lendemain, pleins de volonté, nous voulions explorer et flâner dans la péninsule d’Otago, juste en dessous de Dunedin, mais le temps n’étant pas franchement avec nous ce jour-là, nous choisissons plutôt d’explorer un petit resto aux excellents fish’n’chips et flâner avec une toute aussi excellente binouze. Ce n’est pas par oisiveté ni fainéantise (encore que) mais c’est surtout que nous avons appris la leçon de la dernière fois, nos chaussures commençant juste à sécher.

Nous reprenons notre road trip en quête de nouveaux « scenic and dramatic landscapes » et faisons cap vers les Moreaki boulders, que nous découvrons à marée haute. Décidément de plus en plus prudents, nous optons donc sagement pour nos chaussures d’eau et choisissons l’option jambes courtes. Riche idée, qui n’empêchera pas Dom de se tremper quand même légèrement (doux euphémisme…), coincé entre une vague scélérate et une falaise peu coopérative (circonstance atténuante : Alex, dans les bras de son père, s’en tire sans une goutte).
Encore une curiosité géologique, puisque ce sont de grosses roches parfaitement sphériques, tombées dans la mer par je ne sais quelle bizarrerie. On va paraître exigeants (et c’est vrai qu’on le devient finalement) mais on s’attendait à des trucs plus massifs et plus impressionnants ! Bon, c’est quand même rigolo à voir et ça nous permet également de faire halte sur un camping gratuit très sympa, perché sur une falaise et donnant à voir un superbe coucher de soleil… en plus d’une super douche, super froide mais super gratos.

Un peu indécis, et rendus perplexes par un temps changeant mais quand même majoritairement gris, nous décidons quand même de tenter l’aventure et pousser la route vers le Mont Cook, point culminant de Nouvelle-Zélande et d’Océanie. Léger détour de près de 400 km, mais quand on aime on ne compte pas... Le temps, plus que maussade, qui nous accompagne nous fait quand même douter de notre choix (surtout vu le couple consommation du van / prix de l’essence NZ) mais tant pis, on insiste et on en profite pour découvrir quelques peintures rupestres laissés par les Maoris.
Avant d’arriver au campsite où nous passerons la nuit, le ciel se décide à s’éclaircir et nous en profitons pour nous offrir un pique-nique bien sympa au bord du lac Ohau, aux eaux miroir, et faire moult arrêts pour admirer également la couleur incroyable et d’un bleu indéfinissable du lac Pukaki , formé par les eaux du Tasman Glacier. 
Arrivés enfin à destination, nous essayons de distinguer le Mont Cook et les glaciers alentours mais devons bien nous avouer vaincus par la météo et décidons d’aller nous coucher, sachant que demain est un autre jour et que le soleil se lèvera (cette fois peut-être sans nuages…).
Le lendemain au réveil, déception et rebelote avec, comme dirait l'autre, un ciel si bas qu’un canal s’est pendu !
Dom, obstiné (et de mauvaise foi) comme il sait l’être, croit déceler un rayon de soleil et, avec le soutien des enfants, insiste pour rester un peu. Obstination (pour une fois) payante puisque les nuages lèvent finalement le camp avant nous et nous offrent des vues à couper le souffle sur le Mueller Glacier et plus loin le Mont Cook ! … C’est le début d’une journée de folie à nous balader dans la vallée avant de basculer dans la vallée d’à côté et d’explorer le Tasman Glacier, la rivière de glace et ses icebergs, le tout avec le Mont Cook en toile de fond… 

Bon OK, ce n’est quand même pas mal comme coin en fait et on ne pense même plus à nos dollars d’essence ou quoi que ce soit et on fait juste : Waouh ! Comme vous le constatez on a d'ailleurs eu un peu de mal à trier les photos !

Avant de rejoindre Christchurch pour rendre définitivement le campervan (qui nous ert occasionnellement de séchoir), nous faisons halte au lac Tekapo, là encore sous un beau soleil et dans un paysage soudain très différent de ceux observés quelques instants plus tôt.
C’est sûrement cela la vraie magie de la NZ : arriver dans une même journée, ½ journée voire heure à offrir des contrastes et une variété de paysages incroyables.

Voilà les amis, nous sommes le 27 mars et nos aventures kiwis touchent à leur fin. A bientôt, et peut-être même avant, pour la suite.
Bises !

Ah si quand même, avant de rendre l’antenne, spéciale dédicace pour Tom Emptoz et son charmant bourg de Beaurepaire qui décidément rayonne au-delà des océans !

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