Nous entamons donc notre périple à Melbourne, où nous atterrissons le 11 février (étant vraiment à la bourre, on vous met quelques dates comme ça vous pouvez suivre…) en provenance de KL, avec environ 2 semaines devant nous pour rejoindre Sydney. Sur le papier et vu comme ça, tranquillou !
Autant vous le dire tout net (et je pense que nos parents serons ravis de l’apprendre…), nous sommes tous les deux (voire tous les 4) tombés amoureux de Melbourne.
Voilà une ville de 4 millions d’habitants qui ne paraît guère plus grande que Lyon (encore maintenant on se demande où est-ce qu’ils les mettent leurs 4 millions de pékins), où les gens ne semblent pas speed ni stressés et qui a l’air de vivre à son rythme (on pondère quand même parce que c’était l’été).
Le tout avec un mélange, très anglo-saxon et assez loin de nos habitudes parfois très – trop ? – conservatrices, de quartiers victoriens historiques et de larges avenues animées, modernes et bordées de buildings, qui ma foi fonctionne plutôt bien.
C’est peut-être parce qu’elle est souvent citée comme la plus européenne des villes australiennes, mais en tous les cas on s’y est immédiatement senti bien et en se disant qu’il y ferait bon vivre (beaucoup) et travailler (un peu).
On a notamment eu l’impression que la ville comptait plus de parcs (en plein centre !!) que tout – feu – le département du Rhône, alors qu’un large réseau de tramway (par ailleurs gratuit sur tout le centre-ville) dessert toute la ville, avec là encore un mix de vieilles lignes et de modernes, qui donne du charme et de l’authenticité au tout.
Cerise sur le gâteau : Alexandre était ravi (et un peu rassuré quand même) en débarquant sur le sol australien de constater qu’il pouvait marcher sans avoir la tête à l’envers (même si dès 10 minutes dans l’aéroport, le p’tit Monsieur s’étonnait de n’avoir pas encore croisé de kangourous).
Après 2 jours passés à la découverte de Melbourne et des alentours, nous voilà à bord de notre 4x4 (on a été surclassés…), les cheveux au vent (au souffle de la clim en tous les cas), prêts à bouffer de l’asphalte pour réaliser notre road trip jusqu’à Sydney.


Nous faisons sur la route une halte au Serendip Sanctuary, dans une réserve à proximité de Melbourne où nous recroisons Cathy (mais qui donc est cette Cathy ?? Ben attendez la suite. Allez un indice : c’est la femme d’Evan !) qui accompagnait des touristes, et nous voyons nos premiers kangourous. Il était temps car au bout de 2 jours sur le sol australien, les enfants (Alex en tête) commençaient sérieusement à s’impatienter.
Dès le lendemain, on reprend la route (cette fois dans le bon sens) pour rejoindre French Island. Pour tout vous dire, nous avions dégoté la veille une adresse sur AirBnb avec comme titre : camping avec les koalas. Ni une, ni deux : Juliette clique : yes !
Bon, c’était du AirBnB certes, mais du vrai camping quand même…ce qui ne pose pas de problème dès lors qu’on a une tente. Heureusement, ils louaient une tente pour la nuit… (finalement, on a bien fait d’apporter nos duvets qui nous ont enfin servi à quelque chose !).
On débarque donc sur une île de 125 habitants, la fleur au fusil (ya bien une autre expression, mais ça pourrait choquer un jeune public) et David notre hôte pour la soirée nous explique un peu l’histoire particulière de cette île qui est certes australienne mais n’est rattachée à aucun état. Un peu comme les îles anglo-normandes en fait.
Autre petite particularité de l’île, dont on se doute une fois qu’on en connaît la population : les magasins ne courent pas les rues (de toute façon y a pas de rues) et la seule supérette de l’île ferme à 17h00. En débarquant sur French Island par le ferry de 17h00, autant dire que pour faire des emplettes, ben makache oualou, et bien sûr nous, en bons campeurs du dimanche que nous sommes, on n’avait rien à manger dans nos sacs (par contre on avait masques, tuba et toutes nos affaires de plage au cas où).
Nous voilà donc dans une ferme perdue au milieu de nulle part, avec nos hôtes qui cherchent à savoir où on pourrait trouver à grailler. Vous vous en doutez, ils ont fait chou blanc ! Heureusement, grâce à l’hospitalité australienne de nouveau (pourquoi donc de nouveau hein ??), David et Anya ont été super cool et nous ont invité à partager le repas avec eux. Moment d’échange très sympa pendant quelques heures.


Retour après le repas à notre campement et nuit sous la tente, pendant laquelle nous entendons tout autour de nous des pas et des grognements (un peu comme ceux des cochons) : pas de panique, seulement des koalas, plus sympa à voir un koala qu’à entendre ! Le lendemain matin, au réveil, un de nos petits êtres poilus à la tête de Gizmo a élu domicile dans un eucalyptus juste au-dessus de notre tente et nous prenons notre petit déjeuner (assez frugal avec les quelques gâteaux qu’il nous restait…) à côté de notre nouveau pote…
Après French Island, nous continuons avec Philip Island. Cette fois, au menu : plage et petits pingouins qui chaque soir reviennent à la même heure nicher sur la plage. Bon, c’est vrai on se retrouve à 2000 personnes dans des gradins (Yohan nous avait prévenu que c’était un truc à touristes…), c’est moins « nature sauvage » que les koalas et en plus on n’a pas le droit de prendre de photos pour ne pas les perturber (alors que visiblement les faire débarquer au milieu des arènes d’Interville et les éclairer à coup de mégas projo dans la tronche pour que tous les touristes puissent bien les admirer ça ne pose visiblement de problème à personne)…. Et ben oui, c’est peut-être un truc à touriste mais ça vaut le coup et les enfants ont été ravis.
On a même eu droit (avant le black out photo) à un visiteur inattendu avec un kangourou surfeur très intéressé par la plage !
Allez, ça commence à faire long et on voit à vos mines et vos yeux rougis que vous fatiguez, donc on se dit à plus tard pour la suite.
La bise et restez vigilants, surtout en voiture !
Enfin des nouvelles fraîches (!). Nous commencions à nous demander si vous étiez vraiment allés en Australie !
RépondreSupprimerOn en connait qui pipotte sur leurs aventures.
Cela doit faire mal au bide un régime frugal après les abondants aliments que vous aviez pris coutume de voir, photographier et engloutir !
Il fait espérer que les photos nourrissent!
Mais non les projecteurs à XXXXXX watts dans la tête des pingouins c'est super naturel !
Scoop : on regarde une information sur les parcs des oiseaux dans nos dombes..... Revenez, on a les mêmes trucs à la maison et ... de la bouffe dans le frigo.
Je vous l'accorde : les panneaux de signalisation sont différents.
bises à vous 4