vendredi 26 février 2016

Koh... zinades et Koh... chemards nautiques

Nous voilà de retour dans la « blogosphère » avec de plus en plus de décalage avec la réalité puisque nous venons de démarrer dans la vraie vie notre trip néo-zélandais. Il est donc urgent que nous soldions nos comptes avec la Thaïlande pour pouvoir passer à la suite et vous narrer nos aventures australiennes.
Nous nous sommes quittés à la fin de notre expédition dans la jungle en mode Indiana Jones et, après plus d’un mois et demi sur les routes asiatiques, il était grand temps de se poser un peu et de recharger les batteries.

Nous avons donc atterri (amarré est plus juste) sur une île en marge du monde, proche de Krabi dans le Sud Thaïlandais, nommée Koh Siboya (ou Koh Sri Boya comme vous préférez) où nous avons le soir même (dans la nuit en fait) été rejoints par toute la petite famille Nesme, un peu fatiguée par le long voyage mais d’attaque dès le lendemain pour un programme copieux : farniente et apéro au bord de l’eau ! 6 jours en famille… autant vous dire que c’était un peu comme à la maison, le soleil et la plage en plus.

A chaque fois dans nos posts, on vous passe les détails habituels et la logistique du voyage mais à chaque étape de notre trip le rituel est le même : recherche d’un moyen de transport, d’un endroit où dormir, et ensuite tout empaqueter et vérifier que l’on a rien oublié (épreuve que l’on réussit plus ou moins bien, et de moins en moins bien…).
Rester tranquille posés au même endroit pendant 6 jours, pouvoir déballer tous les sacs et arrêter de vivre dans un sac à dos, aura été pour nous un luxe bienvenu et au final un - bref - repos du guerrier avant de s’attaquer à l’Australie (et on a bien fait !).

Le petit resort déniché par Fabienne, complètement perdu sur une île sans touristes, s’est révélé au top. Superbe plage au réveil, des jus de fruit frais sensationnels, kayaks et paddle gratos, et même prêt du scooter pour faire un petit tour de l’île. Bref, un endroit loin du monde et proche des gens, loin des ambiances habituelles des grands hôtels, proche du monde et loin des gens.
Nous avons donc profité de cette étape pour recharger les accus (faire la grasse matinée, se poser sur un transat, prendre quelques apéros) mais aussi rattraper l’école pour Chloé avec pas mal d’exercices de français….

Et puis, bien sûr, comme on a quand même du mal à rester en place et qu’il aurait été dommage d’être ici et de ne pas voir les merveilles du coin, on a alterné les jours calmes (avec un tour en kayak de mer pour explorer une petite île) et les journées de balades.
Nous avons ainsi embarqué au bout de 2 jours à bord d’un long tail boat (petit bateau à longue queue, pas vraiment fait pour la haute mer mais bon ils doivent savoir ce qu'ils font après tout) à la découverte de Phi Phi Lay (Pi Pi Lé), Koh Phi Phi (Ko Pi Pi), et Monkey Island (enfin c’est ce que l’on a cru comprendre comme nom quand on nous l’a donné en Thaï).
Début de l’excursion : effectivement, c’est magnifique et aussi paradisiaque que dans le film La Plage. Nous voilà à l’affut de Léo mais non que nenni : des chinois ! La fameuse Plage est loin d’être désertique… mais l’eau de la baie étant d’une clarté sans faille, nous nous retrouvons malgré tout à plonger dans un véritable aquarium à 28° (en faisant tout de même attention aux autres bateaux alentours).
Après un petit arrêt touristico-gastronomique à Koh Phi Phi, sous un grand soleil (mais quand même un petit vent), redémarrage en douceur pour James Bond Island et la suite du tour.

C’est à partir de là que les choses se corsent… 
Le temps change vite (le vent n’est plus si petit) et la traversée pour rejoindre Monkey Island (d’une petite ½ heure) se transforme en long chemin de croix avec première légère crise de panique (pour Ju) et nausées (pour Fabienne et Elsa) : les vagues font des creux de 2 à 3 m et notre boatman n’a pas l’air très à l’aise. Pendant ce temps Clément se marre (c’est comme à Disney Land…) et Alex roupille.
On arrive enfin pour une pause à Monkey Island, mais on ne peut pas accoster en raison des vagues (avec les rochers qui affleurent ça ne fait pas bon ménage). On marque un court stop le temps qu’il consulte la météo et quelques collègues et on a clairement le sentiment qu’il ne sait pas quoi faire : attendre que ça aille mieux ? Repartir avant que ça ne soit pire ?
Bon, allez, go, décision prise de nous ramener sur Koh Siboya : traversée pendant une bonne grosse heure sans aucun bateau à l’horizon mais des vagues de plus en plus grosses et l’impression d’être dans une machine à laver en mode essorage.
Du coup, réorganisation du bateau : gilet de sauvetage pour tout le monde, un adulte par enfant… et le boatman qui s’est accroché à sa barre et a mis sont masque de plongée (!!) pour y voir quelque chose au milieu des vagues.
Maintenant ben y a plus qu’à attendre, espérer que le bois du bateau soit de bonne facture … et pour les plus croyants prier… Clément se marre toujours autant, Alex se réveille placide, Juliette a le visage trempé (eau de mer ? larmes ?) et Elsa a fait promettre à sa mère de ne plus jamais remonter dans un long tail boat (promesse tenue pendant deux jours, c’est bien !). Les hommes et miss Chloé ne montrent rien mais n’en pensent pas moins.
Finalement le bateau, qui tapait et semblait se fendre en deux à chaque vague, tient le coup et nous voilà de retour à l’hôtel, bien contents d’être là. Bonne frayeur tout de même et donc jus de fruit frais à volonté pour tout le monde au retour (et quelques bières tout de même…).

Deux jours et quelques aventures (moins dangereuses) plus tard (un peu de paddle-board et Koh Lanta pour les enfants et les parents avec épreuves, chasse au trésor et bonbons en récompense), rebelote avec long tail boat pour une excursion à Railay et ses falaises de karst ! Pas de surprises ce coup-ci avec paysage et plages au rendez-vous sans heurts ni vagues impressionnantes !


Une bonne journée, très cool et sous un grand soleil, à peine ternie par la (sur)fréquentation des sites.

Et voilà, c’en est (presque…) fini de nos aventures thaïlandaises, pour la suite (déjà terminée d'ailleurs mais bon) faudra attendre l’Australie.
La bise !

4 commentaires:

  1. apparemment cela se passe super bien pour vous et ainsi que pour la famille NESME (qui sont retournés dans leur beaujolais) continuez à nous faire voyager derrière notre écran et Juliette tu arrives toujours à supporter mon frère??? Chloé et Alex ont compte sur vous pour savoir qui ronflent le plus ....gros bisous à vous 4

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  2. On ne peut pas dire que Koh-ctails sur les plages paradisiaques soient dignes de grands globe-trotters. Il faut aussi savoir faire une pause.
    Je serais d'avis à ce que vous stoppiez un temps vos "croisières". Certes, visiblement pas de Koh-saires croisés! Mais des embarcations de fortunes et des capitaines qui ont fait leur classe avec ceux du Koh-sta croisière.
    A quand des rencontres avec les cro-Koh-diles ? des Koh-chons sauvages ? Y-en-a pas ?
    Vous avez remarqué mes efforts pour rester dans le dé-Koh-rs?
    Allez à plus tard pour la suite de vos aventures aux pays des Marsupiaux !

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  3. Mais vous avez oublié l'Australie?? :D
    Marie P.

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