Après Siem Reap, cap à l'ouest pour entamer la migration en direction de la Thaïlande, prochain pays au menu de notre périple. Voilà donc devant nous Battambang et son passé colonial.
Une fois qu'on a dit ça, encore faut-il y aller, à Battambang. Et c'est là que ça se corse !
Depuis Siem Reap, deux
options : le bus en 3h ou le bateau, avec passage sur le Tonlé Sap (essayez de suivre pour qu'on n'ait pas à se répéter, on en a parlé dans le post précédent). Ce bateau, plus long
(et plus cher…), passe par de nombreux villages flottants tout le long du lac et, d’après le Lonely Planet (pourquoi douter ??), c'est une expérience à ne manquer sous aucun prétexte.
Nous choisissons donc (sous une amicale pression d'une moitié de notre couple - notez l'emploi du féminin ça vous donnera un indice...) cette seconde option sans trop savoir pour combien de temps nous en
aurions mais bon, on a le temps et on est là pour l’aventure….
Première partie de réponse : en fonction
des vendeurs de billets, nous avions, avant de partir des approximations de
trajet allant de 3h à 8h pour la traversée (je pense que les mecs sont ensuite tous embauchés chez Orange ou ERDF : "On passe demain, m'sieur, ça vous va ? / Oui vers quelle heure ? / Bah, soyez chez vous entre 8h et 14h / Tu me prendrais pas pour un c...").
Allez on intéresse un peu le truc et bam ! 8h on embarque, dans la foulée chronomètre en
route au départ du bateau : les paris sont pris. Pour Dom l’optimiste ce
sera 5h38, Juliette la pessimiste 6h35 et les enfants (qui ne se mouillent pas
trop) 6h et 6h10 (sûrs de ne pas perdre…).
Bon, autant vous dire qu’on a tous
très largement perdus (on aurait cru EELV aux Régionales)…. Nous sommes arrivés à Battambang à 17h30, après donc 9h30 de trajet (bon, n’exagérons rien, on a quand même eu le droit à 20
minutes de pause).
Mal de dos et surtout les tympans défoncés avec le bruit
assourdissant du moteur (pour les amis du rugby, c'était comme passer la nuit entre Donchex et Chazotte après une bringue, pour ceux de Nox comme jouer le rôle du téléphone dans une scène avec Bruno).
C'est vrai par contre, faut avouer, les paysages sont typiques et c’est
très beau… mais là, c’était vraiment trop long. Il paraît que plus c'est long plus c'est bon, ben des fois plus c'est long... plus c'est long.


Par contre, on peut une nouvelle fois applaudir des deux mains nos
loulous qui n’ont pas râlé une seule fois du trajet. Alexandre a fait une
petite sieste (mais comment il a pu s’endormir avec ce vacarme ?), quant à
Chloé, elle a fait son quota de lecture pour deux semaines avec plus de 8h sur
la liseuse (merci encore Harry Potter, pas de doute c’est vraiment un magicien).
Battambang est clairement moins touristique que Siem Reap et
nous avons trouvé une petite guesthouse un peu paumée dans la campagne (avec en
surprise une piscine à la grande joie des enfants !) : calme et
reposant.
Au programme : marché et cours de cuisine avec des toques vraiment très
seyantes. Le Amok et le Lok Lak n’ont plus de secret pour nous. Même la
petite Chloé a cuisiné avec un couteau qui faisait 4 fois la taille de sa main
sans, bien évidemment, le moindre stress pour sa maman… Ne nous demandez pas ce que l'on a fait d'Alexandre pendant ce temps là : on l'a vendu mais ils nous l'ont rendu (trop sage...).
Le voyage étant aussi l’occasion de faire plaisir à nos
chers petits gônes, une soirée à l’école de cirque de Battambang, reconnue dans
tout le pays, s’imposait donc. Un très bon moment plein d’énergie, de
références traditionnelles cambodgienne et de sauts périlleux. Notre cirque
croco-Marras n’a qu’à bien se tenir face à eux.
Toujours dans la série, "les enfants en redemandent" nos petits aventuriers ont ensuite embarqué à bord du bamboo train, "train" avec voie unique. Comment fait-on quand un autre train arrive en face me direz-vous ? Hé ben facile : on démonte notre train si les autres sont plus nombreux, on attend que les autres soient passés et on remonte notre train pour repartir (petit film qui vous montre le fonctionnement du train si on arrive à le télécharger avec un peu d'exercice pour Dom).
Enfin, on termine la journée à moto-dop (alors là, le coup de grâce pour Juliette après les couteaux et le train...) pour monter en haut d'un temple avant d'attendre l'envol des chauve souris. Pas moins de 6 millions qui sortent de leur tanière en même temps à la même heure chaque soir avant de revenir pour faire leur nuit au petit matin.
Voilà, c'était la fin de l'aventure cambodgienne de notre petite famille.
Bises et see you (see us en fait) en Thaïlande !
Pas de doute, les toques vous vont si bien!!!!
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