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dimanche 15 mai 2016

Les maîtres constructeurs en Polynésie

Après avoir sillonné sans succès les volcans bouillonnants, les plaines et les sommets de l'île du long nuage blanc, nous reprenons les airs vers des terres mystérieuses en plein milieu de l'Océan Pacifique.
Nous débarquons donc à Tahiti et ses archipels et nous avançons profondément dans le bleu nuit des océans, le bleu turquoise des lagons, certains que la limpidité cristalline des eaux polynésiennes ne pourra nous masquer longtemps encore l'objet de notre quête.

Nous prenons même de la hauteur, bravant le danger et le vertige, afin d'augmenter nos chances.
Peut-être, finalement, ces îles ne sont elles pas encore assez lointaines,  pas assez sauvages ? Toujours est-il que nous échouons encore !

Sur place, nous entendons parler d'une île perdue au bout du Pacifique Sud, à la culture proche et qui regorgerait de statues mystérieuses... Certains des aventuriers croisés en chemin (les plus petits) l’imaginent même en chocolat !

Nous mettons donc le cap pleins d'espoirs sur cette nouvelle terre isolée pour poursuivre notre quête.

samedi 14 mai 2016

Défis polynésiens

Rassurez-vous, nous n'oublions pas, à chaque étape, de répondre du mieux qu'on le peut à vos différents défis.
Nous revoilà donc en piste pour nos défis polynésiens, toujours à fond, et parfois plus.
Allez, résultats des courses dans le désordre :

- le tour du monde de Marsupilami : la vie est toujours belle pour notre petit animal bondissant. Pour cette étape, Winnie, sûrement jaloux du nouveau couvre-chef de son copain à longue queue, a voulu participer également !
 - le costume traditionnel : merci Férielle. Les filles ont profité de ton défi pour s'acheter une robe (maintenant, on en a deux chacune !). Défi plutôt facile à relever entre les colliers de fleurs, de coquillages et chapeaux de feuilles de cocotier !
 - le défi chat d'Elsa : voilà pour toi deux jolis petits minous dans la maison de coquillages du célèbre Akhy.
 
 - photos avec les locaux: Fanny, nous t'avons sélectionné une photo de Juliette et Akhy, de Dom avec Sandra notre hôte à Maupiti et toute sa famille et pour les enfants, une photo d'eux en tain de jouer avec les enfants de Justine, notre hôte à Tikehau. 
 - les plats locaux : sur cette étape Guillemette, je sens que tu vas nous détester... Juste un petit extrait pour le plaisir des yeux, avec des fruits tropicaux (à manger bien frais les pieds dans le lagon bien chaud...), des petites langoustes grillés et un bon buffet de saveurs de poissons à la tahitienne (poisson crue à la coco et citron) et autres petites douceurs. Allez, pour finir, une petite photo de Dom avec sa douce tahitienne Hinano (la seule à laquelle il aura eu le droit de goûter !). 
 - notre souvenir/moment/photo préféré ou la plus belle chose qu'on ai vu : comme d'habitude Julie, ton défi est facile à relever mais il est toujours aussi difficile de faire un choix. Allez, pour ce coup là, on te sélectionne, la vue en haut de la montagne de Maupiti, notre rencontre avec les raies mantas et les coraux et poissons de Raiatea lors de notre nage dérivante.
 - le défi de notre mystérieux Pay your challenge : faire une pyramide humaine dans l'eau. On a fait plusieurs essais pour trouver la plus belle pyramide. Bon, voilà le résultat : à vous de nous dire votre préférée !
A bientôt (un bientôt de plus en plus proche d'ailleurs) les amis !
Gardez le cap !

Tahiti, ben c’est très très très chouette

Une fois n’est pas coutume, c’est notre plus petit reporter, tout seul comme un grand, qui va vous résumer les aventures polynésiennes de la petite famille, et vous faire partager sa vision (et un peu celle de sa sœur) de notre escale dans ce coin de paradis.

"A Tahiti, il y a une barrière de corail. Ça permet de protéger la plage des grosses vagues parce qu’elles s’éclatent sur la barrière. C’est pratique parce que comme ça, c’est calme sur la plage.
En Polynésie, on est allé sur les îles de : Tahiti, Moorea, Raiatea, Taha, Maupiti, Bora-Bora et Tikehau.
A Tahiti, au marché il y avait des gros poissons.
Au lagoonaruim de Moorea, on a vu pleins de raies et des requins. Je suis allé jusqu’à la barrière de corail avec papa en nageant. Il y avait des cordes mais parfois je les lâchais dans les virages et il y avait beaucoup de courant. Pendant ce temps-là, Chloé a nagé sur le dos d’une raie.
A Raiatea, on a dormi dans la grande grande maison. On a fait l’excursion banane, euh non, l’excursion bleue. On était dans un bateau. On est allé dans l’eau pour nager avec les requins mais il ne fallait pas sauter du bateau parce que sinon les requins ils nous mangent ou ils nous mordent très très très très fort et ça fait très très très très mal.
J’ai pas du tout eu peur parce que finalement ils étaient gentils. On a fait ensuite une nage dérivante pour voir les coraux, ça veut dire qu’on se laisse porter par le courant. Ça m’a beaucoup plu et je n’ai toujours pas eu peur parce que j’étais avec papa, maman et Chloé. On a aussi visité une ferme où il n’y a pas de cochons ni de vaches, c’est une ferme perlière. On fabrique des perles. On plonge chercher des coquillages et on met une bille dedans pour faire de la nacre. Après on vend les perles très très très chères et on gagne beaucoup de sous.
A Maupiti, on est allé chez Akhy. Il a une maison en coquillages qu’il a construit lui-même à la main tout seul. Ça m’a impressionné comme il faisait les chapeaux vite ! A la vitesse de l’éclair ou au moins d’une voiture qui roule à 100… On est aussi parti sur le bateau de Kété et Sandra et j’ai nagé avec les raies mentales (enfin, après papa et maman m'ont dit que c'était plutôt des raies mantas…).
On est monté en haut d’une montagne, c’était très raide et très dangereux (ça, c’est ce que maman a dit) mais moi je n’ai toujours pas eu peur. Et en haut, c’était très très beau.
A Bora-Bora, j’ai pleuré dans mon masque parce que l’eau était très fraîche (ndlr : après la pluie, elle était au moins à 26° au lieu des 30 habituels…). Le monsieur de l’excursion jouait du hukulélé et chantait des chansons très bêtes :
« J’ai faim, je veux manger de la banane,
J’ai soif, je veux boire de l’eau,
La vahiné, elle est jolie, jolie madame,
La vahiné, elle a besoin d’un coup de pied,
J’ai faim, je veux manger de la banane,
J’ai soif, je veux boire d’la Hinano,
La vahiné, elle est jolie, jolie madame,
La vahiné, elle a besoin d’un câlin »
Et du coup, au restaurant, au moment de dire au revoir, au lieu de dire « nana », j’ai dit « hukulélé » !
A Tikehau, on a rencontré pleins de gens qui faisaient le tour du monde comme nous. On a vu des raies mantas (ou mentales, je ne sais plus…) sur la jetée au bord de l’eau. On a aussi joué avec les enfants de la pension. Il y avait des chiens qui se baignaient et qui restaient dans l’eau.
C’était chouette à Tahiti parce qu’on a entendu parler français."

Alexandre, petit reporter en culotte courte (enfin plutôt en maillot de bain sur cette étape là !)

samedi 7 mai 2016

Tahiti douche

Ca y est, après près de 3 semaines de vadrouille d'atoll en motu et de pics verdoyants en plages paradisiaques, nous rejoignons la grande Tahiti (Tahiti Nui pour les intimes) pour passer nos deux derniers jours en terre polynésienne et prenons nos quartiers sur la côté Est de l'île (la côte au vent) et rivages déchiquetés de sable noir.
Après une première fin de journée tranquille, nous décidons de consacrer le lendemain à la découverte de la presqu'île Sud.
Malgré quelques (euphémisme) gouttes et nuages, qui nous auront fait rester en cale (pas) sèche au bungalow jusqu'à près de 15h, nous partons à la découverte de Tahiti Iti (vous l’aurez compris : la petite Tahiti). 
C’est là que nous observons, de loin, la mythique vague de Teahupoo, enfin mythique pour les surfeurs… Nous ne sommes pas à l’époque de l’année où LA vague peut faire jusqu’à 10 mètres de haut mais déjà de là où on est, on se dit qu’on n’est pas encore vraiment prêt à se lancer dans ces rouleaux… 
Nous passons donc notre tour et nous rabattons plutôt sur la visite d’un sympa petit jardin tahitien avant de rentrer profiter tranquillement de notre bungalow.
Pour notre dernier jour dans notre petit coin de paradis, pas besoin de coin de parapluie, et nous repartons vers Papeete en continuant notre tour complet de l'île.
En chemin, nous nous arrêtons sur la route aux grottes de Maraa. Balade sympa et agréable...
... avant de partir faire nos derniers achats au marché de Papeete, où nous accumulons encore un peu plus de bazar, entre statuettes et monoï sous toutes ses formes.
Bon, là, entre les souvenirs de Nouvelle-Zélande et ceux de Polynésie, on en arrive à pas loin de 10kg de plus... ça ne rentre définitivement plus dans les sacs et ce serait vache de laisser cela comme cadeau de bienvenue aux grands-parents qui nous rejoindrons sur l’Île de Pâques.
Il est donc l’heure de faire notre premier colis pour la France ! Après être partis à la recherche d’un carton parce que la Poste locale est en rupture de stock (visiblement depuis plusieurs mois ou années…) et scotché le tout, emballé au papier craft trouvé à la librairie d'en face, avec un pauvre scotch tout pourri (mais quand même fourni par la Poste…), nous optons pour l’expédition par bateau parce que c’est bien moins cher.
Notre aimable employé de la Poste nous explique que ça peut prendre jusqu’à 3 mois, tout dépend si le bateau vient de partir ou pas (d’après ce qu’on a compris, il y a une expédition tous les un ou deux mois…).
Si on veut suivre notre paquet ? Bon, en fait ce n’est pas possible. Si dans 4 mois on n’a rien reçu, il faut leur envoyer un courrier et après ils nous répondront mais il faudra être patient. La réponse prend du temps ! Jusqu’à présent, mise à part la langue, je ne m’étais pas du tout sentie en France, mais là, ça y est, on est bien dans un TOM ! Déjà que le paquet n'était pas top, nous regardons l’employé l'embarquer en nous demandant si jamais nous ne le reverrons…
Notre avion ne décolle qu’à 2h30 du matin, nous avons donc largement le temps après notre épisode à la Poste de prendre un dernier bain polynésien (tout du moins dernier bain Polynésien français) dans les eaux du lagon. Nous nous retrouvons donc au PK18, à notre première plage de Tahiti. Et voilà, la boucle est bouclée !
Nana Tahiti, on ne pensait pas le dire, mais peut-être à bientôt !